24.06.2008
Tunisie. Des proclamations de pure forme en faveur des droits humains
Paris, le 23 juin 2008
Tunisie. Des proclamations de pure forme en faveur des droits humains
Le gouvernement tunisien cherche à tromper le reste du monde en présentant une image positive de la situation des droits humains dans le pays tandis que ses forces de sécurité persistent à commettre des exactions qui restent impunies, a révélé Amnesty International dans un nouveau rapport publié ce lundi 23 juin.
« Le gouvernement tunisien a assuré à plusieurs reprises qu'il se conformait à ses obligations internationales en matière de droits humains. Mais cela est loin d'être vrai. Il est grand temps que les autorités cessent de rendre un hommage de pure forme aux droits humains et qu'elles prennent des mesures concrètes pour mettre fin aux atteintes commises, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. Dans un premier temps, les autorités tunisiennes doivent reconnaître la véracité des allégations troublantes recueillies dans ce rapport, s'engager à enquêter sur les cas relatés et traduire en justice les responsables présumés. »
Le rapport, intitulé Au nom de la sécurité : atteintes aux droits humains en Tunisie, expose dans le détail les préoccupations d'Amnesty International quant aux graves violations des droits humains commises actuellement en rapport avec la politique du gouvernement en matière de sécurité et de lutte antiterroriste. Résolues à empêcher la formation de ce qu'elles dénomment «cellules terroristes» sur le territoire tunisien, les autorités se sont rendues responsables d'arrestations et de placements en détention arbitraires qui enfreignent la loi tunisienne ; elles ont provoqué la disparition forcée de détenus, elles ont utilisé la torture et d'autres mauvais traitements, elles ont jugé, déclaré coupables et condamné des personnes à l'issue de procès inéquitables. De surcroît, elles ont déféré des civils devant des tribunaux militaires et n'ont produit que peu d'éléments susceptibles d'étayer les accusations portées contre eux.
Une loi antiterroriste contenant une définition vague du terrorisme est utilisée par les autorités tunisiennes pour ériger en infraction pénale des activités d'opposition légitimes et pacifiques. Bien que quelques réformes législatives aient permis, ces dernières années, d'accorder une meilleure protection aux détenus, les lois sont régulièrement bafouées par les forces de sécurité tunisiennes, et n'ont pas constitué une garantie efficace contre la torture, les procès iniques et d'autres graves atteintes aux droits humains.
Citons le cas de Ramzi el Aifi, Ousama Abbadi et Mahdi Ben Elhaj Ali, trois des accusés dans l'affaire Soliman. Leurs avocats ont indiqué que des gardiens avaient attaché ces trois hommes et les avaient roués de coups de poing et de pied à la prison de Mornaguia le 16 octobre 2007 pour les punir, semble-t-il, d'avoir entamé une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention. Lorsque l'avocat d'Ousama Abbadi lui a rendu visite le 20 octobre 2007, il a constaté que son client était grièvement blessé à l'œil et présentait une blessure ouverte profonde à la jambe ; il était dans un fauteuil roulant, incapable de se tenir debout. Ramzi el Aifi a déclaré quant à lui à son avocat qu'il avait été ficelé et frappé et qu'on lui avait enfoncé un bâton dans l'anus. Aucune enquête sur ces violences ne semble avoir été ouverte par les autorités tunisiennes, et les personnes soupçonnées d'être responsables de ces agissements n'ont pas été déférées à la justice. Ramzi el Aifi et Ousama Abbadi ont été condamnés à la réclusion à perpétuité puis la peine d'Ousama Abbadi a été réduite en appel à trente ans d'emprisonnement. Mahdi Ben Elhaj Ali a été condamné à une peine d'emprisonnement de douze ans, réduite à huit ans en appel.
La plupart des atteintes aux droits humains sont commises par les agents de la Direction de la sûreté de l'État, qui ont recours à la torture en bénéficiant d'une impunité quasi totale.
En ne procédant à aucune enquête sur les allégations de torture, le procureur et ses services ainsi que les juges, qui manquent souvent d'indépendance, contribuent à l'étouffement de certaines affaires de maintien de détenus au secret pendant des périodes prolongées, au mépris de la législation tunisienne elle-même, et d'actes de torture sur la personne de détenus en violation de la loi tunisienne et du droit international. Par leur silence et leur inaction, ils deviennent complices de ces violations.
« Les autorités tunisiennes sont dans l'obligation de protéger la population et de combattre le terrorisme, mais ce faisant elles doivent se conformer à leurs obligations en vertu du droit international relatif aux droits humains, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui. Elles doivent veiller à ce que les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme ne facilitent pas les atteintes aux droits humains et à ce que, dans la pratique, la Direction de la sûreté de l'État et les autres forces de sécurité respectent à tout moment et dans leur intégralité les normes et les textes internationaux relatifs aux droits humains. »
Malgré ce bilan marqué par les violations, un certain nombre de gouvernements de pays arabes et européens ainsi que le gouvernement des États-Unis ont renvoyé des personnes soupçonnées de participation à des actes terroristes en Tunisie, où ces personnes ont été arrêtées, placées en détention de façon arbitraire, soumises à la torture ou à d'autres mauvais traitements, et jugées de manière inéquitable.
Houssine Tarkhani a été renvoyé de France en Tunisie contre son gré le 3 juin 2007 et arrêté à son arrivée à Tunis. Il a été maintenu en détention secrète à Tunis, dans les locaux de la Direction de la sûreté de l'État, pendant neuf jours, en violation du droit international relatif aux droits humains ; de plus, cette période excédait de trois jours la durée maximale de la garde à vue autorisée par la législation tunisienne. Au cours de cette période, a indiqué son avocat, Houssine Tarkhani a reçu des coups de bâton sur tout le corps ainsi que des décharges électriques ; il a été insulté et menacé de mort. Il a été de nouveau frappé lorsqu'il a demandé à prendre connaissance du rapport de police, qu'il n'a pas eu le droit de lire. Pendant sa garde à vue, aucun de ses proches parents n'a été informé de son placement en détention, alors que la loi tunisienne le prévoit. Sa famille n'a été mise au courant de l'endroit où il se trouvait que lors de sa comparution devant un juge d'instruction, le 12 juin 2007. Lors de cette première comparution, il n'a pas bénéficié de l'assistance de ses avocats, qui ne sont entrés en rapport avec lui que le 19 juin 2007, date à laquelle ils ont pu le voir à la prison de Mornaguia. Un de ses avocats a demandé qu'il bénéficie d'un examen médical permettant de constater d'éventuelles traces de torture, mais cette requête est pour l'instant restée vaine.
« Au lieu de renvoyer de force dans leur pays des Tunisiens qui risquent d'y être torturés et sont exposés à des procès inéquitables, les gouvernements étrangers devraient faire pression sur le gouvernement tunisien en l'incitant à prendre des mesures concrètes en faveur d'une réforme des droits humains », a conclu Hassiba Hadj Sahraoui.
Communiqué de presse de Amnesty International France
Tunisie. Des proclamations de pure forme en faveur des droits humains
Le gouvernement tunisien cherche à tromper le reste du monde en présentant une image positive de la situation des droits humains dans le pays tandis que ses forces de sécurité persistent à commettre des exactions qui restent impunies, a révélé Amnesty International dans un nouveau rapport publié ce lundi 23 juin.
« Le gouvernement tunisien a assuré à plusieurs reprises qu'il se conformait à ses obligations internationales en matière de droits humains. Mais cela est loin d'être vrai. Il est grand temps que les autorités cessent de rendre un hommage de pure forme aux droits humains et qu'elles prennent des mesures concrètes pour mettre fin aux atteintes commises, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. Dans un premier temps, les autorités tunisiennes doivent reconnaître la véracité des allégations troublantes recueillies dans ce rapport, s'engager à enquêter sur les cas relatés et traduire en justice les responsables présumés. »
Le rapport, intitulé Au nom de la sécurité : atteintes aux droits humains en Tunisie, expose dans le détail les préoccupations d'Amnesty International quant aux graves violations des droits humains commises actuellement en rapport avec la politique du gouvernement en matière de sécurité et de lutte antiterroriste. Résolues à empêcher la formation de ce qu'elles dénomment «cellules terroristes» sur le territoire tunisien, les autorités se sont rendues responsables d'arrestations et de placements en détention arbitraires qui enfreignent la loi tunisienne ; elles ont provoqué la disparition forcée de détenus, elles ont utilisé la torture et d'autres mauvais traitements, elles ont jugé, déclaré coupables et condamné des personnes à l'issue de procès inéquitables. De surcroît, elles ont déféré des civils devant des tribunaux militaires et n'ont produit que peu d'éléments susceptibles d'étayer les accusations portées contre eux.
Une loi antiterroriste contenant une définition vague du terrorisme est utilisée par les autorités tunisiennes pour ériger en infraction pénale des activités d'opposition légitimes et pacifiques. Bien que quelques réformes législatives aient permis, ces dernières années, d'accorder une meilleure protection aux détenus, les lois sont régulièrement bafouées par les forces de sécurité tunisiennes, et n'ont pas constitué une garantie efficace contre la torture, les procès iniques et d'autres graves atteintes aux droits humains.
Citons le cas de Ramzi el Aifi, Ousama Abbadi et Mahdi Ben Elhaj Ali, trois des accusés dans l'affaire Soliman. Leurs avocats ont indiqué que des gardiens avaient attaché ces trois hommes et les avaient roués de coups de poing et de pied à la prison de Mornaguia le 16 octobre 2007 pour les punir, semble-t-il, d'avoir entamé une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention. Lorsque l'avocat d'Ousama Abbadi lui a rendu visite le 20 octobre 2007, il a constaté que son client était grièvement blessé à l'œil et présentait une blessure ouverte profonde à la jambe ; il était dans un fauteuil roulant, incapable de se tenir debout. Ramzi el Aifi a déclaré quant à lui à son avocat qu'il avait été ficelé et frappé et qu'on lui avait enfoncé un bâton dans l'anus. Aucune enquête sur ces violences ne semble avoir été ouverte par les autorités tunisiennes, et les personnes soupçonnées d'être responsables de ces agissements n'ont pas été déférées à la justice. Ramzi el Aifi et Ousama Abbadi ont été condamnés à la réclusion à perpétuité puis la peine d'Ousama Abbadi a été réduite en appel à trente ans d'emprisonnement. Mahdi Ben Elhaj Ali a été condamné à une peine d'emprisonnement de douze ans, réduite à huit ans en appel.
La plupart des atteintes aux droits humains sont commises par les agents de la Direction de la sûreté de l'État, qui ont recours à la torture en bénéficiant d'une impunité quasi totale.
En ne procédant à aucune enquête sur les allégations de torture, le procureur et ses services ainsi que les juges, qui manquent souvent d'indépendance, contribuent à l'étouffement de certaines affaires de maintien de détenus au secret pendant des périodes prolongées, au mépris de la législation tunisienne elle-même, et d'actes de torture sur la personne de détenus en violation de la loi tunisienne et du droit international. Par leur silence et leur inaction, ils deviennent complices de ces violations.
« Les autorités tunisiennes sont dans l'obligation de protéger la population et de combattre le terrorisme, mais ce faisant elles doivent se conformer à leurs obligations en vertu du droit international relatif aux droits humains, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui. Elles doivent veiller à ce que les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme ne facilitent pas les atteintes aux droits humains et à ce que, dans la pratique, la Direction de la sûreté de l'État et les autres forces de sécurité respectent à tout moment et dans leur intégralité les normes et les textes internationaux relatifs aux droits humains. »
Malgré ce bilan marqué par les violations, un certain nombre de gouvernements de pays arabes et européens ainsi que le gouvernement des États-Unis ont renvoyé des personnes soupçonnées de participation à des actes terroristes en Tunisie, où ces personnes ont été arrêtées, placées en détention de façon arbitraire, soumises à la torture ou à d'autres mauvais traitements, et jugées de manière inéquitable.
Houssine Tarkhani a été renvoyé de France en Tunisie contre son gré le 3 juin 2007 et arrêté à son arrivée à Tunis. Il a été maintenu en détention secrète à Tunis, dans les locaux de la Direction de la sûreté de l'État, pendant neuf jours, en violation du droit international relatif aux droits humains ; de plus, cette période excédait de trois jours la durée maximale de la garde à vue autorisée par la législation tunisienne. Au cours de cette période, a indiqué son avocat, Houssine Tarkhani a reçu des coups de bâton sur tout le corps ainsi que des décharges électriques ; il a été insulté et menacé de mort. Il a été de nouveau frappé lorsqu'il a demandé à prendre connaissance du rapport de police, qu'il n'a pas eu le droit de lire. Pendant sa garde à vue, aucun de ses proches parents n'a été informé de son placement en détention, alors que la loi tunisienne le prévoit. Sa famille n'a été mise au courant de l'endroit où il se trouvait que lors de sa comparution devant un juge d'instruction, le 12 juin 2007. Lors de cette première comparution, il n'a pas bénéficié de l'assistance de ses avocats, qui ne sont entrés en rapport avec lui que le 19 juin 2007, date à laquelle ils ont pu le voir à la prison de Mornaguia. Un de ses avocats a demandé qu'il bénéficie d'un examen médical permettant de constater d'éventuelles traces de torture, mais cette requête est pour l'instant restée vaine.
« Au lieu de renvoyer de force dans leur pays des Tunisiens qui risquent d'y être torturés et sont exposés à des procès inéquitables, les gouvernements étrangers devraient faire pression sur le gouvernement tunisien en l'incitant à prendre des mesures concrètes en faveur d'une réforme des droits humains », a conclu Hassiba Hadj Sahraoui.
Communiqué de presse de Amnesty International France
journée mondiale de lutte contre la Torture
Invitation a l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la Torture
A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la Torture, l'Association tunisienne de lutte contre la torture (ATLT) et le Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT)
Vous invitent à une conférence de presse pour la publication de leur rapport conjoint
«La torture en Tunisie et la loi anti-terroriste du 10 décembre 2003. Faits et témoignages pour que cesse l’impunité»
Le jeudi 26 juin 2008 de 14h à 17h,
au siège de la FIDH ,
17, passage de la Main d’or 75011 Paris.
En présence de
Me Radhia NASSRAOUI, porte parole de l’ ALTT
Fatma Bouamaied Ksila, secrétaire générale du CRLDHT
Me Barbara manara et Me Sandro Clementi, avocats au barreau de Milan.
Me Houcine BARDI, avocat au barreau de Paris, membre du CRLDHT
Kamel Jendoubi, président du Réseau euro méditerranée des droits de l’homme
Patrick Baudouin et Antoine Bernard président d’honneur et directeur exécutif de la FIDH
Avec le soutien de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
Ce rapport documente les effets de la "guerre anti-terroriste" en Tunisie entre 2005 et 2007 : chasse aux opposants, transgression des normes internationales relatives aux procédures judiciaires, systématisation du harcèlement et de la torture, impunité garantie pour les tortionnaires, négation paradoxale des aspirations de la population tunisienne à la sécurité et aux libertés fondamentales...Il met également en lumière le recul du droit international et la légitimation de telles pratiques au nom de la « lutte contre le terrorisme » par des Etats démocratiques, partenaires du régime.
En prenant pour objet spécifique l'application de la loi de la «lutte contre le terrorisme» en Tunisie, le rapport présentant une analyse de cette loi expose à la lumière de témoignages de victimes, de leurs familles et de leurs avocats, comment sous couvert de lutte contre le terrorisme, les droits humains sont bafoués en Tunisie. Cette situation a récemment été dénoncée par un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme qui a reconnu une décision d’extradition d’Italie d’un ressortissant tunisien accusé "d’activités terroristes", en violation avec la Convention européenne des droits humains au regard des risques de torture encourus.
Les témoignages de victimes et de leurs proches font découvrir des vies anéanties par les brimades continues, les multiples séances de torture et leurs conséquences. Ils mettent en lumière l'ampleur du désespoir d'une partie de la jeunesse, la désertification de la vie politique, associative et même culturelle, l'appel au conformisme le plus zélé, qui n'empêche pas pour autant l'insécurité de tous. Le rapport dresse le portrait de vies personnelles et familiales détruites, de voisinages meurtris et d'une "société" devenue proprement anéantie. Ces témoignages donnent au final au lecteur à comprendre comment la société tunisienne ne cesse de se déliter et de s’étouffer.
Etabli dans des conditions difficiles par le CRLDHT et l'ATLT, ce rapport a bénéficié du soutien de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (FIDH), du Réseau euro méditerranéen des Droits de l'Homme (REMDH) , d’ACSUR (Asociacion para la cooperacion con el sur- Las Segovios - Espagne), de l'ADPM (association pour le droit de la personne au Maghreb- Canada) et de CIHRS (Institut du Caire pour les études des droits de l’homme).
Contacts FIDH : Gaël Grilhot/Karine Appy : 01 43 55 25 18 / 01 43 55 14 12 / 01 43 55 90 19 - ggrilhot@fidh.org/ kappy@fidh.org
Contact CRLDHT : +33 (1) 143729734- +33 (0) 685522281-
Inscription : contact@crdht.org
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme
21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org
A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la Torture, l'Association tunisienne de lutte contre la torture (ATLT) et le Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT)
Vous invitent à une conférence de presse pour la publication de leur rapport conjoint
«La torture en Tunisie et la loi anti-terroriste du 10 décembre 2003. Faits et témoignages pour que cesse l’impunité»
Le jeudi 26 juin 2008 de 14h à 17h,
au siège de la FIDH ,
17, passage de la Main d’or 75011 Paris.
En présence de
Me Radhia NASSRAOUI, porte parole de l’ ALTT
Fatma Bouamaied Ksila, secrétaire générale du CRLDHT
Me Barbara manara et Me Sandro Clementi, avocats au barreau de Milan.
Me Houcine BARDI, avocat au barreau de Paris, membre du CRLDHT
Kamel Jendoubi, président du Réseau euro méditerranée des droits de l’homme
Patrick Baudouin et Antoine Bernard président d’honneur et directeur exécutif de la FIDH
Avec le soutien de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
Ce rapport documente les effets de la "guerre anti-terroriste" en Tunisie entre 2005 et 2007 : chasse aux opposants, transgression des normes internationales relatives aux procédures judiciaires, systématisation du harcèlement et de la torture, impunité garantie pour les tortionnaires, négation paradoxale des aspirations de la population tunisienne à la sécurité et aux libertés fondamentales...Il met également en lumière le recul du droit international et la légitimation de telles pratiques au nom de la « lutte contre le terrorisme » par des Etats démocratiques, partenaires du régime.
En prenant pour objet spécifique l'application de la loi de la «lutte contre le terrorisme» en Tunisie, le rapport présentant une analyse de cette loi expose à la lumière de témoignages de victimes, de leurs familles et de leurs avocats, comment sous couvert de lutte contre le terrorisme, les droits humains sont bafoués en Tunisie. Cette situation a récemment été dénoncée par un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme qui a reconnu une décision d’extradition d’Italie d’un ressortissant tunisien accusé "d’activités terroristes", en violation avec la Convention européenne des droits humains au regard des risques de torture encourus.
Les témoignages de victimes et de leurs proches font découvrir des vies anéanties par les brimades continues, les multiples séances de torture et leurs conséquences. Ils mettent en lumière l'ampleur du désespoir d'une partie de la jeunesse, la désertification de la vie politique, associative et même culturelle, l'appel au conformisme le plus zélé, qui n'empêche pas pour autant l'insécurité de tous. Le rapport dresse le portrait de vies personnelles et familiales détruites, de voisinages meurtris et d'une "société" devenue proprement anéantie. Ces témoignages donnent au final au lecteur à comprendre comment la société tunisienne ne cesse de se déliter et de s’étouffer.
Etabli dans des conditions difficiles par le CRLDHT et l'ATLT, ce rapport a bénéficié du soutien de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (FIDH), du Réseau euro méditerranéen des Droits de l'Homme (REMDH) , d’ACSUR (Asociacion para la cooperacion con el sur- Las Segovios - Espagne), de l'ADPM (association pour le droit de la personne au Maghreb- Canada) et de CIHRS (Institut du Caire pour les études des droits de l’homme).
Contacts FIDH : Gaël Grilhot/Karine Appy : 01 43 55 25 18 / 01 43 55 14 12 / 01 43 55 90 19 - ggrilhot@fidh.org/ kappy@fidh.org
Contact CRLDHT : +33 (1) 143729734- +33 (0) 685522281-
Inscription : contact@crdht.org
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme
21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org
Arrestation du porte-parole du mouvement de protestation du bassin minier de Gafsa, M. Adnène HAJJI.
Paris, le 23 juin 2008
Communiqué
Arrestation du porte-parole du mouvement de protestation du bassin minier de Gafsa, M. Adnène HAJJI.
La police Tunisienne a procédé , le dimanche 22 juin 2008 vers deux heures du matin, à l'arrestation de M. Adnène Hajji, secrétaire général du syndicat de l'enseignement de base de Redaïef et l'un des principaux animateurs du mouvement de protestation au bassin minier de Gafsa. Son épouse. Mme Jomâa Hajji s'est présentée au poste de police de Redaïef pour demander des nouvelles de son mari et lui procurer ses médicaments. Les policiers ont nié son arrestation et ont refusé de prendre son médicament.
Par ailleurs, les militants les plus engagés pour « le Combat pour la dignité » sont recherchés par la policière et par l’armée. Il s’agit notamment de Adnène Hajji, Béchir Labidi, Taïeb Ben Othmane, Hassen Ben Abdallah, Belgacem Ben Abdallah, Adel Jayyar, Tarek Halimi, Boujemaâ Chraïti.... C’est ainsi que la police a effectué cette nuit du 22 juin 2008, une descente au domicile du syndicaliste de M. Béchir Labidi et a interpellé, à sa place, son fils Ghassen. D’autres descentes similaires ont eu lieu aux domiciles de Adel Jayyar, Taïeb Ben Othmane, Béchir Labidi et Tarek Halimi et d'autres syndicalistes et militants du mouvement.
Depuis le 6 juin dernier, date de la mort par balles du jeune Hafnaoui Maghzaoui, et la blessure de 27 autres, dont plusieurs gravement, la ville de Redaïef vit sous le contrôle de la police et de l’armée : ses quartiers et rues sont occupés par les forces de l’ordre qui provoquent et humilient la population dont une partie préfère se réfugier dans les montagnes limitrophes. Des arrestations et des détentions au secret sont signalées, des dizaines de condamnations à l'emprisonnement ont été prononcées lors de procès iniques.....
Encore une fois, en réponse aux revendications légitimes de la population, le pouvoir tunisien répond par la répression pour faire taire toute expression et toute velléité de lutte pour les droits fondamentaux à l’emploi et à la justice sociale.
Le CRLDHT dénonce cette nouvelle escalade de violence exercée à l’encontre de la population de Redaïef, paralysée par un impressionnant arsenal répressif afin d’interdire la moindre manifestation pacifique et mettre un terme à ce combat de la dignité.
Il appelle à la libération immédiate de M. Adnène Hajji et à l'arrêt de la politique de chasse à l'homme qui vise les animateurs du mouvement de protestation pacifique.
Il s’élève contre cet état de siège non déclaré que vit le bassin minier de Gafsa et notamment la ville de Redaïef et appelle à une campagne de solidarité internationale pour la libération de touts les détenus
Il salue le combat de toutes ces femmes et tous ces hommes, là où ils sont, qui honorent la Tunisie et leur exprime son engagement total à leurs côtés.
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme
21 ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.orgParis, le 23 juin 2008
Communiqué
Arrestation du porte-parole du mouvement de protestation du bassin minier de Gafsa, M. Adnène HAJJI.
La police Tunisienne a procédé , le dimanche 22 juin 2008 vers deux heures du matin, à l'arrestation de M. Adnène Hajji, secrétaire général du syndicat de l'enseignement de base de Redaïef et l'un des principaux animateurs du mouvement de protestation au bassin minier de Gafsa. Son épouse. Mme Jomâa Hajji s'est présentée au poste de police de Redaïef pour demander des nouvelles de son mari et lui procurer ses médicaments. Les policiers ont nié son arrestation et ont refusé de prendre son médicament.
Par ailleurs, les militants les plus engagés pour « le Combat pour la dignité » sont recherchés par la policière et par l’armée. Il s’agit notamment de Adnène Hajji, Béchir Labidi, Taïeb Ben Othmane, Hassen Ben Abdallah, Belgacem Ben Abdallah, Adel Jayyar, Tarek Halimi, Boujemaâ Chraïti.... C’est ainsi que la police a effectué cette nuit du 22 juin 2008, une descente au domicile du syndicaliste de M. Béchir Labidi et a interpellé, à sa place, son fils Ghassen. D’autres descentes similaires ont eu lieu aux domiciles de Adel Jayyar, Taïeb Ben Othmane, Béchir Labidi et Tarek Halimi et d'autres syndicalistes et militants du mouvement.
Depuis le 6 juin dernier, date de la mort par balles du jeune Hafnaoui Maghzaoui, et la blessure de 27 autres, dont plusieurs gravement, la ville de Redaïef vit sous le contrôle de la police et de l’armée : ses quartiers et rues sont occupés par les forces de l’ordre qui provoquent et humilient la population dont une partie préfère se réfugier dans les montagnes limitrophes. Des arrestations et des détentions au secret sont signalées, des dizaines de condamnations à l'emprisonnement ont été prononcées lors de procès iniques.....
Encore une fois, en réponse aux revendications légitimes de la population, le pouvoir tunisien répond par la répression pour faire taire toute expression et toute velléité de lutte pour les droits fondamentaux à l’emploi et à la justice sociale.
Le CRLDHT dénonce cette nouvelle escalade de violence exercée à l’encontre de la population de Redaïef, paralysée par un impressionnant arsenal répressif afin d’interdire la moindre manifestation pacifique et mettre un terme à ce combat de la dignité.
Il appelle à la libération immédiate de M. Adnène Hajji et à l'arrêt de la politique de chasse à l'homme qui vise les animateurs du mouvement de protestation pacifique.
Il s’élève contre cet état de siège non déclaré que vit le bassin minier de Gafsa et notamment la ville de Redaïef et appelle à une campagne de solidarité internationale pour la libération de touts les détenus
Il salue le combat de toutes ces femmes et tous ces hommes, là où ils sont, qui honorent la Tunisie et leur exprime son engagement total à leurs côtés.
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme
21 ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org
Communiqué
Arrestation du porte-parole du mouvement de protestation du bassin minier de Gafsa, M. Adnène HAJJI.
La police Tunisienne a procédé , le dimanche 22 juin 2008 vers deux heures du matin, à l'arrestation de M. Adnène Hajji, secrétaire général du syndicat de l'enseignement de base de Redaïef et l'un des principaux animateurs du mouvement de protestation au bassin minier de Gafsa. Son épouse. Mme Jomâa Hajji s'est présentée au poste de police de Redaïef pour demander des nouvelles de son mari et lui procurer ses médicaments. Les policiers ont nié son arrestation et ont refusé de prendre son médicament.
Par ailleurs, les militants les plus engagés pour « le Combat pour la dignité » sont recherchés par la policière et par l’armée. Il s’agit notamment de Adnène Hajji, Béchir Labidi, Taïeb Ben Othmane, Hassen Ben Abdallah, Belgacem Ben Abdallah, Adel Jayyar, Tarek Halimi, Boujemaâ Chraïti.... C’est ainsi que la police a effectué cette nuit du 22 juin 2008, une descente au domicile du syndicaliste de M. Béchir Labidi et a interpellé, à sa place, son fils Ghassen. D’autres descentes similaires ont eu lieu aux domiciles de Adel Jayyar, Taïeb Ben Othmane, Béchir Labidi et Tarek Halimi et d'autres syndicalistes et militants du mouvement.
Depuis le 6 juin dernier, date de la mort par balles du jeune Hafnaoui Maghzaoui, et la blessure de 27 autres, dont plusieurs gravement, la ville de Redaïef vit sous le contrôle de la police et de l’armée : ses quartiers et rues sont occupés par les forces de l’ordre qui provoquent et humilient la population dont une partie préfère se réfugier dans les montagnes limitrophes. Des arrestations et des détentions au secret sont signalées, des dizaines de condamnations à l'emprisonnement ont été prononcées lors de procès iniques.....
Encore une fois, en réponse aux revendications légitimes de la population, le pouvoir tunisien répond par la répression pour faire taire toute expression et toute velléité de lutte pour les droits fondamentaux à l’emploi et à la justice sociale.
Le CRLDHT dénonce cette nouvelle escalade de violence exercée à l’encontre de la population de Redaïef, paralysée par un impressionnant arsenal répressif afin d’interdire la moindre manifestation pacifique et mettre un terme à ce combat de la dignité.
Il appelle à la libération immédiate de M. Adnène Hajji et à l'arrêt de la politique de chasse à l'homme qui vise les animateurs du mouvement de protestation pacifique.
Il s’élève contre cet état de siège non déclaré que vit le bassin minier de Gafsa et notamment la ville de Redaïef et appelle à une campagne de solidarité internationale pour la libération de touts les détenus
Il salue le combat de toutes ces femmes et tous ces hommes, là où ils sont, qui honorent la Tunisie et leur exprime son engagement total à leurs côtés.
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme
21 ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.orgParis, le 23 juin 2008
Communiqué
Arrestation du porte-parole du mouvement de protestation du bassin minier de Gafsa, M. Adnène HAJJI.
La police Tunisienne a procédé , le dimanche 22 juin 2008 vers deux heures du matin, à l'arrestation de M. Adnène Hajji, secrétaire général du syndicat de l'enseignement de base de Redaïef et l'un des principaux animateurs du mouvement de protestation au bassin minier de Gafsa. Son épouse. Mme Jomâa Hajji s'est présentée au poste de police de Redaïef pour demander des nouvelles de son mari et lui procurer ses médicaments. Les policiers ont nié son arrestation et ont refusé de prendre son médicament.
Par ailleurs, les militants les plus engagés pour « le Combat pour la dignité » sont recherchés par la policière et par l’armée. Il s’agit notamment de Adnène Hajji, Béchir Labidi, Taïeb Ben Othmane, Hassen Ben Abdallah, Belgacem Ben Abdallah, Adel Jayyar, Tarek Halimi, Boujemaâ Chraïti.... C’est ainsi que la police a effectué cette nuit du 22 juin 2008, une descente au domicile du syndicaliste de M. Béchir Labidi et a interpellé, à sa place, son fils Ghassen. D’autres descentes similaires ont eu lieu aux domiciles de Adel Jayyar, Taïeb Ben Othmane, Béchir Labidi et Tarek Halimi et d'autres syndicalistes et militants du mouvement.
Depuis le 6 juin dernier, date de la mort par balles du jeune Hafnaoui Maghzaoui, et la blessure de 27 autres, dont plusieurs gravement, la ville de Redaïef vit sous le contrôle de la police et de l’armée : ses quartiers et rues sont occupés par les forces de l’ordre qui provoquent et humilient la population dont une partie préfère se réfugier dans les montagnes limitrophes. Des arrestations et des détentions au secret sont signalées, des dizaines de condamnations à l'emprisonnement ont été prononcées lors de procès iniques.....
Encore une fois, en réponse aux revendications légitimes de la population, le pouvoir tunisien répond par la répression pour faire taire toute expression et toute velléité de lutte pour les droits fondamentaux à l’emploi et à la justice sociale.
Le CRLDHT dénonce cette nouvelle escalade de violence exercée à l’encontre de la population de Redaïef, paralysée par un impressionnant arsenal répressif afin d’interdire la moindre manifestation pacifique et mettre un terme à ce combat de la dignité.
Il appelle à la libération immédiate de M. Adnène Hajji et à l'arrêt de la politique de chasse à l'homme qui vise les animateurs du mouvement de protestation pacifique.
Il s’élève contre cet état de siège non déclaré que vit le bassin minier de Gafsa et notamment la ville de Redaïef et appelle à une campagne de solidarité internationale pour la libération de touts les détenus
Il salue le combat de toutes ces femmes et tous ces hommes, là où ils sont, qui honorent la Tunisie et leur exprime son engagement total à leurs côtés.
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme
21 ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org
23.06.2008
Tunisie : Arrestation du syndicaliste Adnane Hajji
TUNISIE : le régime intensifie la répression contre le mouvement social du bassin minier
Arrestation du syndicaliste Adnane Hajji
D’autres animateurs du mouvement sont recherchés par la police
La nuit dernière, la police tunisienne a arrêté le syndicaliste et animateur du mouvement du bassin minier à Redeyef Adnane Hajji.
Sa femme, Mme Jomâa Hajji, s’est déplacée ce matin au poste de police de Redeyef pour demander de ses nouvelles.
La police a nié son arrestation et refusé de lui remettre ses médicaments.
Adnane Hajji souffre d’une insuffisance rénale.
Plusieurs dizaines de syndicalistes et animateurs du mouvement à Redeyef sont activement recherchés par la police.
Durant la nuit du 21 au 22 juin, la police a effectué une descente au domicile du syndicaliste Béchir Labidi. Ce dernier n’étant pas chez lui, elle a arrêté son fils Ghassen pour l’interroger sur le lieu où pouvait se trouver son père. Il a été relâché après un tabassage en règle.
Le domicile de Tarek Hlaïmi a subi le même sort, la police a arrêté son frère puis l’a libéré.
Au cours de la même nuit, des opérations similaires ont eu lieu aux domiciles de Adel Jayar, Taeïb Ben Othmane et d’autres syndicalistes et militants du mouvement.
Depuis la répression dans le sang du mouvement à Redeyef le 6 juin dernier, qui s’est soldée par un mort et 27 blessés, des arrestations et des enlèvements ont lieu quotidiennement.
Samedi, 21 personnes ont comparu devant le juge d’instruction à Gafsa, parmi elles se trouvaient des personnes dont on était sans nouvelles depuis plusieurs jours. C’est le cas du photographe Mahmoud Raddadi disparu depuis le 9 juin.
Par cette nouvelle vague d’arrestations, le pouvoir tunisien semble décidé à en finir avec le mouvement social du bassin minier de Gafsa, qui s’est étendu récemment à Fériana, ville du gouvernorat limitrophe de Kasserine.
Malgré la répression le mouvement rencontre de plus en plus de soutien en Tunisie. Une réunion publique a été organisée par le comité national de soutien à Tunis vendredi 13 juin, ainsi que des rassemblements de syndicalistes devant le siège de l’UGTT. D’autre part, les femmes de Redeyef ont tenté à plusieurs reprises de se rassembler samedi, elles ont été dispersées par la police. Dimanche, elles ont réussi à se rassembler pour protester contre la répression sauvage des forces de l’ordre.
Le comité de Paris de soutien aux habitants du bassin minier de Gafsa :
- dénonce les arrestations et les procès visant à criminaliser les luttes pacifiques de ces populations pour leur droit au travail et à une vie meilleure.
- exige la libération immédiate de Adnane Hajji et de toutes les personnes emprisonnées pour leur participation au mouvement, et l’arrêt des poursuites contre tous les autres animateurs.
- appelle les organisations syndicales, politiques et associatives à accroître leur solidarité avec les luttes de la population du bassin minier en participant aux différentes initiatives qui seront organisées les 5 et 10 juillet à Paris.
Paris, le 22 juin 2008
Comité de soutien aux Habitants du bassin minier de Gafsa
Courriel : bassin.minier@hotmail.fr
C/o FTCR, 3 rue de Nantes 75019 Paris
Arrestation du syndicaliste Adnane Hajji
D’autres animateurs du mouvement sont recherchés par la police
Sa femme, Mme Jomâa Hajji, s’est déplacée ce matin au poste de police de Redeyef pour demander de ses nouvelles.
La police a nié son arrestation et refusé de lui remettre ses médicaments.
Adnane Hajji souffre d’une insuffisance rénale.
Plusieurs dizaines de syndicalistes et animateurs du mouvement à Redeyef sont activement recherchés par la police.
Durant la nuit du 21 au 22 juin, la police a effectué une descente au domicile du syndicaliste Béchir Labidi. Ce dernier n’étant pas chez lui, elle a arrêté son fils Ghassen pour l’interroger sur le lieu où pouvait se trouver son père. Il a été relâché après un tabassage en règle.
Le domicile de Tarek Hlaïmi a subi le même sort, la police a arrêté son frère puis l’a libéré.
Au cours de la même nuit, des opérations similaires ont eu lieu aux domiciles de Adel Jayar, Taeïb Ben Othmane et d’autres syndicalistes et militants du mouvement.
Depuis la répression dans le sang du mouvement à Redeyef le 6 juin dernier, qui s’est soldée par un mort et 27 blessés, des arrestations et des enlèvements ont lieu quotidiennement.
Samedi, 21 personnes ont comparu devant le juge d’instruction à Gafsa, parmi elles se trouvaient des personnes dont on était sans nouvelles depuis plusieurs jours. C’est le cas du photographe Mahmoud Raddadi disparu depuis le 9 juin.
Par cette nouvelle vague d’arrestations, le pouvoir tunisien semble décidé à en finir avec le mouvement social du bassin minier de Gafsa, qui s’est étendu récemment à Fériana, ville du gouvernorat limitrophe de Kasserine.
Malgré la répression le mouvement rencontre de plus en plus de soutien en Tunisie. Une réunion publique a été organisée par le comité national de soutien à Tunis vendredi 13 juin, ainsi que des rassemblements de syndicalistes devant le siège de l’UGTT. D’autre part, les femmes de Redeyef ont tenté à plusieurs reprises de se rassembler samedi, elles ont été dispersées par la police. Dimanche, elles ont réussi à se rassembler pour protester contre la répression sauvage des forces de l’ordre.
Le comité de Paris de soutien aux habitants du bassin minier de Gafsa :
- dénonce les arrestations et les procès visant à criminaliser les luttes pacifiques de ces populations pour leur droit au travail et à une vie meilleure.
- exige la libération immédiate de Adnane Hajji et de toutes les personnes emprisonnées pour leur participation au mouvement, et l’arrêt des poursuites contre tous les autres animateurs.
- appelle les organisations syndicales, politiques et associatives à accroître leur solidarité avec les luttes de la population du bassin minier en participant aux différentes initiatives qui seront organisées les 5 et 10 juillet à Paris.
Paris, le 22 juin 2008
Comité de soutien aux Habitants du bassin minier de Gafsa
Courriel : bassin.minier@hotmail.fr
C/o FTCR, 3 rue de Nantes 75019 Paris
Tunisie : Pour la libération de tous les prisonniers politiques
26 juin 2008
Journée Mondiale Contre la Torture
En soutien aux prisonniers politiques en Tunisie
“Pour la libération de tous les prisonniers politiques
Pour le droit au retour digne des exilés politiques’’
Une coordination d’associations tunisiennes, maghrébines, arabes et internationales s’apprête à organiser, un rassemblement et une animation au parvis des droit de l'Homme à Paris dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques en Tunisie, pour la libération de tout les prisonniers politiques et d’opinion, pour la promulgation d’une loi d’amnistie générale au bénéfice de l’ensemble des victimes de la répression politique en Tunisie et pour le droit à un retour digne des exilés politiques. Cela se fera en partenariat avec les associations de défense des droits humains en Tunisie avec le soutien d’organisations internationales de défense des droits humains et d’organisations politiques ainsi que des personnalités amies aux niveaux arabe et international.
Le contexte social et politique en Tunisie reste grave: l’extrême violence avec laquelle le régime tunisien a réprimé le mouvement social du bassin minier dans le sud tunisien et le blocage total continue de plus belle sur la scène des libertés encouragé par un soutien effarent et incompréhensible de responsables français et européens.
La politique répressive et liberticide du régime tunisien s’en trouve malheureusement réconfortée et revigorée, encouragée par un black-out médiatique total.
Les prisonniers politiques continuent de subir l’un des plus longs calvaires de l’histoire récente. Des dizaines de victimes croupissent toujours dans les geôles tristement célèbres des prisons tunisiennes.
La détresse des ex prisonniers politiques élargies continu avec une volonté délibérée du régime tunisien de continuer son « œuvre » destructrice contre des corps exténués en phase finale de maladies graves et malignes auxquelles ils finissent par succomber.
Un nombre indéterminé de jeunes tunisiens sont enlevés et incarcérés quotidiennement hors de tout cadre légal sous le prétexte fallacieux de lutte contre le terrorisme, sans aucune possibilité de défense.
Nous soulèverons également dans le cadre de cette journée de solidarité la question des centaines, voire des milliers de citoyens tunisiens forcés à l’exil et privés de leur droits élémentaires d’avoir un passeport et de retourner dignement dans leur pays qu’il ont été contraints de quitter depuis une vingtaine d’années pour les plus anciens, sans craindre pour leur liberté et leur dignité.
Nous appelons à une mobilisation de l’ensemble des forces engagée dans la lutte contre les violations des droits Humains afin d’apporter notre soutien aux victimes sans voix et sans secours.
Rassemblement de 20 h 00 à 23 h 00 ( 26 juin 2008 ) : Parvis des Droits de l'Homme - Trocadéro - Paris.
Premiers signataires:
1. Voix Libre.
2. ACHR, Commission Arabe des droits Humains.
3. Solidarité Tunisienne.
4. CRLDHT, Comité Pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie.
5. AISPP, Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques.
6. Agir Ensemble Pour les Droits de l’Homme, France.
7. Arab Network For Humains Right – Egypte.
8. Observatoire Français des Droits de l’Homme.
9. Centre de Damas Pour les Etudes Théoriques et Civiques.
10. Rencontre Culturelle Euro Arabe.
11. ALKARAMA pour les Droits de l’Homme.
12. JUSTICE Internationale – LAHAYE
13. First Humains Rights In Saoudia Arabia
14. Organisation Nationale Des droits de l’Homme en SYRIE
15. DHAMIR Pour les Droits de l’Homme – GAZA – PALESTINE
16. Compagne Internationale pour la Fermeture de GWANTANAMO
17. SADA WEB SITE For Freedom and Rights
18. Centre ARABE pour l’indépendance de la Justice et de la Magistrature
Journée Mondiale Contre la Torture
En soutien aux prisonniers politiques en Tunisie
“Pour la libération de tous les prisonniers politiques
Pour le droit au retour digne des exilés politiques’’
Une coordination d’associations tunisiennes, maghrébines, arabes et internationales s’apprête à organiser, un rassemblement et une animation au parvis des droit de l'Homme à Paris dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques en Tunisie, pour la libération de tout les prisonniers politiques et d’opinion, pour la promulgation d’une loi d’amnistie générale au bénéfice de l’ensemble des victimes de la répression politique en Tunisie et pour le droit à un retour digne des exilés politiques. Cela se fera en partenariat avec les associations de défense des droits humains en Tunisie avec le soutien d’organisations internationales de défense des droits humains et d’organisations politiques ainsi que des personnalités amies aux niveaux arabe et international.
Le contexte social et politique en Tunisie reste grave: l’extrême violence avec laquelle le régime tunisien a réprimé le mouvement social du bassin minier dans le sud tunisien et le blocage total continue de plus belle sur la scène des libertés encouragé par un soutien effarent et incompréhensible de responsables français et européens.
La politique répressive et liberticide du régime tunisien s’en trouve malheureusement réconfortée et revigorée, encouragée par un black-out médiatique total.
Les prisonniers politiques continuent de subir l’un des plus longs calvaires de l’histoire récente. Des dizaines de victimes croupissent toujours dans les geôles tristement célèbres des prisons tunisiennes.
La détresse des ex prisonniers politiques élargies continu avec une volonté délibérée du régime tunisien de continuer son « œuvre » destructrice contre des corps exténués en phase finale de maladies graves et malignes auxquelles ils finissent par succomber.
Un nombre indéterminé de jeunes tunisiens sont enlevés et incarcérés quotidiennement hors de tout cadre légal sous le prétexte fallacieux de lutte contre le terrorisme, sans aucune possibilité de défense.
Nous soulèverons également dans le cadre de cette journée de solidarité la question des centaines, voire des milliers de citoyens tunisiens forcés à l’exil et privés de leur droits élémentaires d’avoir un passeport et de retourner dignement dans leur pays qu’il ont été contraints de quitter depuis une vingtaine d’années pour les plus anciens, sans craindre pour leur liberté et leur dignité.
Nous appelons à une mobilisation de l’ensemble des forces engagée dans la lutte contre les violations des droits Humains afin d’apporter notre soutien aux victimes sans voix et sans secours.
Rassemblement de 20 h 00 à 23 h 00 ( 26 juin 2008 ) : Parvis des Droits de l'Homme - Trocadéro - Paris.
Premiers signataires:
1. Voix Libre.
2. ACHR, Commission Arabe des droits Humains.
3. Solidarité Tunisienne.
4. CRLDHT, Comité Pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie.
5. AISPP, Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques.
6. Agir Ensemble Pour les Droits de l’Homme, France.
7. Arab Network For Humains Right – Egypte.
8. Observatoire Français des Droits de l’Homme.
9. Centre de Damas Pour les Etudes Théoriques et Civiques.
10. Rencontre Culturelle Euro Arabe.
11. ALKARAMA pour les Droits de l’Homme.
12. JUSTICE Internationale – LAHAYE
13. First Humains Rights In Saoudia Arabia
14. Organisation Nationale Des droits de l’Homme en SYRIE
15. DHAMIR Pour les Droits de l’Homme – GAZA – PALESTINE
16. Compagne Internationale pour la Fermeture de GWANTANAMO
17. SADA WEB SITE For Freedom and Rights
18. Centre ARABE pour l’indépendance de la Justice et de la Magistrature


