22.06.2008
Tunisie : Le calvaire de Mohammed Baghdadi
Le 19 juin 2008
Le calvaire de Mohammed Baghdadi
Nous avons reçu la lettre qui suit de madame Mongia Horchani, mère du prisonnier d’opinion Mohammed Moncef Baghdadi, lettre que nous publions :
A l’attention du président de l’organisation Liberté et Equité
Tunis, le 10 juin 2006
Je soussignée, Mongia Bent Abdelhafidh Horchani, détentrice de la carte d’identité nationale n°03094605, demeurant rue d’Oujda à Den Den, mère du prisonnier Mohammed Moncef Ben Abdelmoumen Baghdadi, n°92338, prison d’El Haouareb, Kairaouan, écris cette plainte, espérant que vous interviendrez sur le cas de mon fils précité. Il est en très mauvaise santé, passant la nuit à souffrir de l’estomac. Il a demandé à maintes reprises, et moi de même aux responsables de la prison à être soigné. On lui a fixé un rendez-vous pour des soins mais le délai est dépassé depuis quatre mois, et rien ! ce qui a fait empirer son état, il souffre d’insuffisance respiratoire et lorsque l’administration en a été informée, elle l’a fait transférer à dessein dans une cellule pleine de fumeurs.
J’ai été privé de visite directe, ce que j’ai demandé à plusieurs reprises pour me voir opposer un refus. Depuis qu’il a été transféré à El Haouareb, nous avons demandé à plusieurs reprises à l’administration son transfert dans une prison plus proche de notre domicile car je ne peux supporter les déplacements et les trajets pour rendre visite à mon fils,-je suis si âgée,-et pourtant je me suis heurtée à un refus.
Je me plains à Allah et à vous-même de l’arrestation de mon fils et de sa disparition pendant un mois assortie de torture et d’atteinte à sa dignité et à son humanité, de manière injuste, pour des actes qu’il n’a pas commis, et des dires qui lui ont été extorqués par la force, et de son jugement à 28 ans en première instance, ramenés à 16 ans en appel, Dieu seul sait ce qu’il adviendra en cassation.
Je vous demande d’intervenir et vous exprime ma considération et mon respect
Signature : Monjia Horchani
Liberté et Equité
Pour le bureau exécutif de l’organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
Le calvaire de Mohammed Baghdadi
Nous avons reçu la lettre qui suit de madame Mongia Horchani, mère du prisonnier d’opinion Mohammed Moncef Baghdadi, lettre que nous publions :
A l’attention du président de l’organisation Liberté et Equité
Tunis, le 10 juin 2006
Je soussignée, Mongia Bent Abdelhafidh Horchani, détentrice de la carte d’identité nationale n°03094605, demeurant rue d’Oujda à Den Den, mère du prisonnier Mohammed Moncef Ben Abdelmoumen Baghdadi, n°92338, prison d’El Haouareb, Kairaouan, écris cette plainte, espérant que vous interviendrez sur le cas de mon fils précité. Il est en très mauvaise santé, passant la nuit à souffrir de l’estomac. Il a demandé à maintes reprises, et moi de même aux responsables de la prison à être soigné. On lui a fixé un rendez-vous pour des soins mais le délai est dépassé depuis quatre mois, et rien ! ce qui a fait empirer son état, il souffre d’insuffisance respiratoire et lorsque l’administration en a été informée, elle l’a fait transférer à dessein dans une cellule pleine de fumeurs.
J’ai été privé de visite directe, ce que j’ai demandé à plusieurs reprises pour me voir opposer un refus. Depuis qu’il a été transféré à El Haouareb, nous avons demandé à plusieurs reprises à l’administration son transfert dans une prison plus proche de notre domicile car je ne peux supporter les déplacements et les trajets pour rendre visite à mon fils,-je suis si âgée,-et pourtant je me suis heurtée à un refus.
Je me plains à Allah et à vous-même de l’arrestation de mon fils et de sa disparition pendant un mois assortie de torture et d’atteinte à sa dignité et à son humanité, de manière injuste, pour des actes qu’il n’a pas commis, et des dires qui lui ont été extorqués par la force, et de son jugement à 28 ans en première instance, ramenés à 16 ans en appel, Dieu seul sait ce qu’il adviendra en cassation.
Je vous demande d’intervenir et vous exprime ma considération et mon respect
Signature : Monjia Horchani
Liberté et Equité
Pour le bureau exécutif de l’organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
Tunisie : Procès pour incitation à adhérer à une organisation terroriste
Tunis, le 19 juin 2008
Procès pour incitation à adhérer à une organisation terroriste
* la deuxième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Abderrazak Ben Mena, a examiné jeudi 19 juin 2008:
- l’affaire n° 15536 dans laquelle sont déférés Riadh Jaouadi, Iheb Jabnouni, Moussa Elamri, Béchir Mraï, Monji Elamri, Heulmi Rtibi (en état d’arrestation), Salem Elouni (en fuite), accusés d’adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à adhérer à une organisation terroriste, de fourniture d’armes, d’explosifs, de munitions et de produits et équipements analogues à une organisation terroriste, de fourniture d’informations à une organisation terroriste. La commission de la défense était composée de Maîtres Fethi Trifi, Abdelfattah Mourou etSamir Ben Amor. Le juge a décidé d’examiner les demandes de mises en liberté et de fixer la date de la prochaine audience à l’issue de la séance.
- L’affaire n°15733 dans laquelle sont déférés Houssine Tarkhani, Mohammed Msahel, Hamadi Bouyahia, Hasni Jelassi, accusés d’adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à adhérer à une organisation terroriste, d’utilisation d’un nom, d’un mot et d’un symbole pour identifier une organisation terroriste et de fourniture d’informations à une organisation terroriste. Le juge a décidé de repousser l’examen de l’affaire au 10 juillet 2008 à la demande de Maître Abdelfattah Mourou.
- L’affaire n°15345 dans laquelle sont déférés Mohammed Gsoumi, Mohammed Rouine, Sabri Hamdi, Mohammed Mabrouki, Rachid Chbacheb, Kabil Kahlouzi, Mourad Gharsalli, Saber Bouallagui (en état d’arrestation, ainsi que Atef Ben Zina, Ali Mounasseri, Arafat Rahimi, Issam Ghodhbani, Mouldi Gharbi, Ali Maatoug (en liberté) […] Maîtres Choukri Belaïd, Souha Belhassen, Jamel Mares, Kamel Hamdi, Aymen Triki et Samir Ben Amor se sont présentés pour les défendre. A l’issue des plaidoiries, le juge a décidé de suspendre la séance pour le délibéré et le prononcé du jugement.
*La sixième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Faouzi Jebali, a examiné jeudi 19 juin 2008 :
- l’affaire n°17099 dans laquelle sont déférés Ali Ben Jouda, Yassine Triki, Adam Khouni, Mohammed Hédi Houissa, accusés de tenue de réunions illégales, en vertu des dispositions des articles 7 et 24 de la loi du 24 janvier 1969. Maîtres Aymen Triki, Slim Boukadida, Sami Triki, Mohammed Abbou, Anouar Aouled Ali, Samir Dilou et Sahbi Basli se sont présentés pour les défendre. Le juge a décidé d’examiner à la fin de l’audience les demandes de mises en liberté et de fixer la date de la prochaine audience. Les accusés avaient été déférés devant le dixième juge d’instruction (affaire n°10/12623) accusés d’incitation à la commission d’infractions terroristes et d’adhésion à une organisation et une entente en relation avec les infractions terroristes. Le juge d’instruction a décidé de classer l’affaire en raison de l’absence de caractère terroriste.
*la sixième chambre criminelle du Tribunal de première Instance de Tunis, présidée par le juge Mohammed Ali Chouikha, a examiné mercredi 18 juin :
- L’affaire n°9858 dans laquelle sont déférés Soufiane Jebali, Khaled Mohammedi, Karim Klaï, Oualid Hamaïdi, Mehdi Saïdi, accusés de tenue de réunions sans autorisation, de ne pas avoir révélé immédiatement des informations en leur possession sur des infractions terroristes. A l’issue des plaidoiries de Maîtres Boubaker Ben Ali et Samir Ben Amor, le juge a décidé de suspendre la séance pour le délibéré et de prononcer le jugement le 21 juin 2008.
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques
Pour la commission de suivi des procès
Le secrétaire général
Maître Samir Dilou
Procès pour incitation à adhérer à une organisation terroriste
* la deuxième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Abderrazak Ben Mena, a examiné jeudi 19 juin 2008:
- l’affaire n° 15536 dans laquelle sont déférés Riadh Jaouadi, Iheb Jabnouni, Moussa Elamri, Béchir Mraï, Monji Elamri, Heulmi Rtibi (en état d’arrestation), Salem Elouni (en fuite), accusés d’adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à adhérer à une organisation terroriste, de fourniture d’armes, d’explosifs, de munitions et de produits et équipements analogues à une organisation terroriste, de fourniture d’informations à une organisation terroriste. La commission de la défense était composée de Maîtres Fethi Trifi, Abdelfattah Mourou etSamir Ben Amor. Le juge a décidé d’examiner les demandes de mises en liberté et de fixer la date de la prochaine audience à l’issue de la séance.
- L’affaire n°15733 dans laquelle sont déférés Houssine Tarkhani, Mohammed Msahel, Hamadi Bouyahia, Hasni Jelassi, accusés d’adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à adhérer à une organisation terroriste, d’utilisation d’un nom, d’un mot et d’un symbole pour identifier une organisation terroriste et de fourniture d’informations à une organisation terroriste. Le juge a décidé de repousser l’examen de l’affaire au 10 juillet 2008 à la demande de Maître Abdelfattah Mourou.
- L’affaire n°15345 dans laquelle sont déférés Mohammed Gsoumi, Mohammed Rouine, Sabri Hamdi, Mohammed Mabrouki, Rachid Chbacheb, Kabil Kahlouzi, Mourad Gharsalli, Saber Bouallagui (en état d’arrestation, ainsi que Atef Ben Zina, Ali Mounasseri, Arafat Rahimi, Issam Ghodhbani, Mouldi Gharbi, Ali Maatoug (en liberté) […] Maîtres Choukri Belaïd, Souha Belhassen, Jamel Mares, Kamel Hamdi, Aymen Triki et Samir Ben Amor se sont présentés pour les défendre. A l’issue des plaidoiries, le juge a décidé de suspendre la séance pour le délibéré et le prononcé du jugement.
*La sixième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Faouzi Jebali, a examiné jeudi 19 juin 2008 :
- l’affaire n°17099 dans laquelle sont déférés Ali Ben Jouda, Yassine Triki, Adam Khouni, Mohammed Hédi Houissa, accusés de tenue de réunions illégales, en vertu des dispositions des articles 7 et 24 de la loi du 24 janvier 1969. Maîtres Aymen Triki, Slim Boukadida, Sami Triki, Mohammed Abbou, Anouar Aouled Ali, Samir Dilou et Sahbi Basli se sont présentés pour les défendre. Le juge a décidé d’examiner à la fin de l’audience les demandes de mises en liberté et de fixer la date de la prochaine audience. Les accusés avaient été déférés devant le dixième juge d’instruction (affaire n°10/12623) accusés d’incitation à la commission d’infractions terroristes et d’adhésion à une organisation et une entente en relation avec les infractions terroristes. Le juge d’instruction a décidé de classer l’affaire en raison de l’absence de caractère terroriste.
*la sixième chambre criminelle du Tribunal de première Instance de Tunis, présidée par le juge Mohammed Ali Chouikha, a examiné mercredi 18 juin :
- L’affaire n°9858 dans laquelle sont déférés Soufiane Jebali, Khaled Mohammedi, Karim Klaï, Oualid Hamaïdi, Mehdi Saïdi, accusés de tenue de réunions sans autorisation, de ne pas avoir révélé immédiatement des informations en leur possession sur des infractions terroristes. A l’issue des plaidoiries de Maîtres Boubaker Ben Ali et Samir Ben Amor, le juge a décidé de suspendre la séance pour le délibéré et de prononcer le jugement le 21 juin 2008.
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques
Pour la commission de suivi des procès
Le secrétaire général
Maître Samir Dilou
21.06.2008
Libération du militant des droits de l’homme Abdelkarim Harouni
Le 20 juin 2008
Libération du militant des droits de l’homme Abdelkarim Harouni
vendredi, dans l’après midi, monsieur Abdelkarim Harouni, militant des droits de l’homme a été libéré après avoir été arrêté pendant neuf heures qu’il a passées au district de la Sûreté de Carthage. Une dizaine d’agents de la police politique, accompagnés par le chef du poste de police du Kram Ouest, à bord de trois voitures ont emmené monsieur Abdelkarim Harouni ce matin au district de la Sûreté de Carthage. Sa famille n’a pu rentrer en contact avec lui et le chef du poste de police du Kram Ouest a dit ne pas savoir où il se trouvait en dépit de l’insistance de son père, âgé de 77 ans, au bout de deux heures d’attente.
Il est resté au district de la police de Carthage à attendre pendant près de sept heures l’arrivée du responsable du ministère de l’Intérieur, accompagné du chef du district de la Sûreté qui a mené des investigations sur ses contacts avec les associations internationales de droits de l’homme, les médias, à la suite de la sa déclaration sur la chaîne El Hiwar à Londres. On lui a présenté un modèle d’engagement à signer par lequel il lui était fait injonction de plus faire de déclaration aux médias, de ne plus contacter les organisations étrangères et de s’abstenir de salir la politique du gouvernement en matière de droits de l’homme. Il a refusé net, considérant que ses activité relèvent du cadre des droits de l’homme au sein de l’Organisation Liberté et Equité qui œuvre dans le cadre de la loi et qu’il ne fait que travailler dans l’intérêt du pays. Il a été menacé d’être déféré en justice
Liberté et Equité
Pour le bureau exécutif de l’organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
Libération du militant des droits de l’homme Abdelkarim Harouni
vendredi, dans l’après midi, monsieur Abdelkarim Harouni, militant des droits de l’homme a été libéré après avoir été arrêté pendant neuf heures qu’il a passées au district de la Sûreté de Carthage. Une dizaine d’agents de la police politique, accompagnés par le chef du poste de police du Kram Ouest, à bord de trois voitures ont emmené monsieur Abdelkarim Harouni ce matin au district de la Sûreté de Carthage. Sa famille n’a pu rentrer en contact avec lui et le chef du poste de police du Kram Ouest a dit ne pas savoir où il se trouvait en dépit de l’insistance de son père, âgé de 77 ans, au bout de deux heures d’attente.
Il est resté au district de la police de Carthage à attendre pendant près de sept heures l’arrivée du responsable du ministère de l’Intérieur, accompagné du chef du district de la Sûreté qui a mené des investigations sur ses contacts avec les associations internationales de droits de l’homme, les médias, à la suite de la sa déclaration sur la chaîne El Hiwar à Londres. On lui a présenté un modèle d’engagement à signer par lequel il lui était fait injonction de plus faire de déclaration aux médias, de ne plus contacter les organisations étrangères et de s’abstenir de salir la politique du gouvernement en matière de droits de l’homme. Il a refusé net, considérant que ses activité relèvent du cadre des droits de l’homme au sein de l’Organisation Liberté et Equité qui œuvre dans le cadre de la loi et qu’il ne fait que travailler dans l’intérêt du pays. Il a été menacé d’être déféré en justice
Liberté et Equité
Pour le bureau exécutif de l’organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
Refoulement à la frontière de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri
20/06/2008
Refoulement à la frontière de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri
Refoulement à la frontière de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri
L’Observatoire a été informé par le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) des nouveaux actes de harcèlement et du refoulement de Mme Sihem Bensedrine, porte-parole du CNLT et secrétaire générale de l’Observatoire pour la liberté de presse, de création et de création (OLPEC), ainsi que de M. Omar Mestiri, directeur de la rédaction du journal Kalima.L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie.
Description des faits :
Selon les informations reçues, le 18 juin 2008, Mme Sihem Bensedrine et M. Omar Mestiri, son mari, ont été refoulés par la police des frontières algérienne alors qu’ils franchissaient le poste frontalier de Oum Tboul à proximité de Tabarka (nord-ouest de la Tunisie), pour une visite privée en Algérie.
Mme Bensedrine et M. Mestiri ont été retenus durant plus de deux heures et demi et se sont finalement vus notifier cette mesure de refoulement, sans qu’aucune explication sur la raison qui a motivé ce refoulement ne leur ait été fournie.
Sur leur route vers l’Algérie, Mme Bensedrine et M. Mestiri ont constaté une surveillance policière ainsi qu’une présence de la police politique tunisienne inaccoutumée au poste frontière côté tunisien. Cette surveillance s’est également poursuivie sur le chemin du retour. Ils ont également noté des échanges téléphoniques entre les deux polices alors qu’ils attendaient au poste frontière.
L’Observatoire exprime sa plus vive préoccupation eu égard à ces actes de harcèlement à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri, et considère qu’ils visent uniquement à sanctionner leurs activités en faveur des droits de l’Homme.
L’Observatoire déplore plus généralement la violence croissante avec laquelle les autorités tunisiennes répriment toute personne qui promeut et défend les droits de l’Homme, et rappelle que conformément à l’article 1 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”.
Genève - Paris, le 20 juin 2008
20.06.2008
Hamma Hammami et sa fille de 9 ans agressés à coups de pierres par la police politique
Hamma Hammami et sa fille de 9 ans agressés à coups de pierres par la police politique
Le parti communiste des ouvriers de Tunisie
Communiqué
Le porte parole du PCOT Hamma Hammami et sa fille de 9 ans agressés à coups de pierres par la police politique
Le parti communiste des ouvriers de Tunisie, PCOT, informe l'opinion publique, que son porte parole, Hamma Hammami, a été attaqué à coups de pierres par 4 agents de la police politique.
Les faits se sont déroulés vers 11h00, alors qu’il quittait son domicile à El-Manar I à Tunis en compagnie de sa fille Sarah, 9 ans.
Les auteurs de ces actes font partie d’un groupe d’agents qui le surveille en permanence. Ils l'ont également menacé et injurié, usant de propos orduriers, en présence de sa fille, avant de prendre la fuite.
Depuis environ deux semaines, une dizaine d'agents de la police politique surveillent quotidiennement l'entrée de la cité où habitent Hamma Hammami et son épouse, l'avocate et militante des droits humains Radhia Nasraoui.
La semaine dernière, il a reçu plusieurs coups de fil anonymes provenant de cabines téléphoniques.
L’auteur des coups de fil l'a couvert d'injures et de menaces, lui a demandé de ne plus se mêler de ce qui se passe à Redeyef et au bassin minier de Gafsa.
Ces agissements criminels se produisent au moment où une répression générale s'abat sur le peuple tunisien. Elle vise surtout à faire taire la contestation sociale dans le bassin minier au sud-ouest et à Fériana au centre-ouest du pays. Le but étant d’empêcher toute action de solidarité avec les victimes de cette répression.
A bout de souffle, le régime dictatorial du général Ben Ali montre à nouveau son incapacité à faire face aux revendications sociales et politiques du peuple tunisien.
Le tout sécuritaire, l’usage de balles réelles à l’encontre de manifestants pacifiques, demeure sa seule réponse aux revendications de la population.
Cette politique répressive ne fait plus peur, surtout à une jeunesse qui se dresse de plus en plus pour défendre son droit à l’emploi, à la liberté et à la dignité
Le PCOT, tout en condamnant énergiquement l’agression perpétrée à l’encontre de son porte parole, appelle toutes les forces démocratiques et l’ensemble du peuple tunisien à s’unir pour faire face à la fascisation accrue de la vie politique et à la recrudescence des agressions physiques, des arrestations arbitraires, de la torture et des procès iniques.
Tunis, le 17 juin 2008
Le parti communiste des ouvriers de Tunisie
Communiqué
Le porte parole du PCOT Hamma Hammami et sa fille de 9 ans agressés à coups de pierres par la police politique
Le parti communiste des ouvriers de Tunisie, PCOT, informe l'opinion publique, que son porte parole, Hamma Hammami, a été attaqué à coups de pierres par 4 agents de la police politique.
Les faits se sont déroulés vers 11h00, alors qu’il quittait son domicile à El-Manar I à Tunis en compagnie de sa fille Sarah, 9 ans.
Les auteurs de ces actes font partie d’un groupe d’agents qui le surveille en permanence. Ils l'ont également menacé et injurié, usant de propos orduriers, en présence de sa fille, avant de prendre la fuite.
Depuis environ deux semaines, une dizaine d'agents de la police politique surveillent quotidiennement l'entrée de la cité où habitent Hamma Hammami et son épouse, l'avocate et militante des droits humains Radhia Nasraoui.
La semaine dernière, il a reçu plusieurs coups de fil anonymes provenant de cabines téléphoniques.
L’auteur des coups de fil l'a couvert d'injures et de menaces, lui a demandé de ne plus se mêler de ce qui se passe à Redeyef et au bassin minier de Gafsa.
Ces agissements criminels se produisent au moment où une répression générale s'abat sur le peuple tunisien. Elle vise surtout à faire taire la contestation sociale dans le bassin minier au sud-ouest et à Fériana au centre-ouest du pays. Le but étant d’empêcher toute action de solidarité avec les victimes de cette répression.
A bout de souffle, le régime dictatorial du général Ben Ali montre à nouveau son incapacité à faire face aux revendications sociales et politiques du peuple tunisien.
Le tout sécuritaire, l’usage de balles réelles à l’encontre de manifestants pacifiques, demeure sa seule réponse aux revendications de la population.
Cette politique répressive ne fait plus peur, surtout à une jeunesse qui se dresse de plus en plus pour défendre son droit à l’emploi, à la liberté et à la dignité
Le PCOT, tout en condamnant énergiquement l’agression perpétrée à l’encontre de son porte parole, appelle toutes les forces démocratiques et l’ensemble du peuple tunisien à s’unir pour faire face à la fascisation accrue de la vie politique et à la recrudescence des agressions physiques, des arrestations arbitraires, de la torture et des procès iniques.
Tunis, le 17 juin 2008


